Publié par : geraldinesyj | 12 mai 2010

4èmes journées interbiologistes : le point sur la situation


Sujet incontournable de ces 4èmes journées qui se sont déroulées les 24 et 25 mars 2010, les conséquences des nouveaux aspects réglementaires de l’Ordonnance du 13/01/2010  relative à la Biologie Médicale.

Les intervenants ont posé des questions pratiques aux biologistes présents dans la salle comme par exemple… faut il  partir ou rester en 2010?…

Pour l’avocate invitée à s’exprimer, les biologistes qui restent « sans changer leurs conditions d’exploitation en espérant céder en 2013 ou en espérant voir l’accréditation repoussée et/ou allégée, leur analyse est incontestablement la mauvaise puisque l’accélération des regroupements de plus en plus gros aura pour conséquence d’affaiblir encore plus les structures dont le chiffre d’affaire annuel est inférieur à 800 000 euros. Les groupements émergents  devraient continuer leur croissance, soit par acquisition, soit par fusion et réfléchir à ma mise en place d’un réseau national, pour avoir une représentativité vis à vis des instances nationales et pour pallier une défaillance future et probable de la sécurité sociale » (!!!)

Actuellement :

– près de 50% des transactions concerne une croissance externe de l’acquéreur (avec en moyenne un achat, le plus souvent par des investisseurs, à 110% du CA pour des labos de taille idéalement situées entre 1000 et 1500 kE, à fort potentiel de croissance externe),

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Publié par : geraldinesyj | 11 mai 2010

Les médecins libéraux pris entre deux feux !


Nouvel accès de fureur pour les médecins libéraux exerçant au sein des cliniques privées.

Le projet de décret relatif à la loi HPST n° 2009-879 du 21 juillet 2009  concerne les contrats pluriannuels d’objectifs et de moyens (CPOM), contrats qui lient les établissements de soins privés et les agences régionales de santé (ARS). Il y est précisé qu’un CPOM, conclu entre l’ARS et une clinique privée, pourrait « fixer la part de l’activité réalisée aux tarifs opposables de la Sécurité Sociale », traduction : il fixerait la proportion minimale d’actes facturés sans dépassement d’honoraires.

Le gouvernement imposerait ainsi un principe rejeté, il y a quelques mois seulement, par les parlementaires.

Une méthode qui a fait ses preuves 😉

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Si l’on en croit le communiqué de presse de la Commission européenne, c’est la sécurité des patients qui est à l’origine de la création d’une banque de données européenne relative aux dispositifs médicaux, destinée à renforcer la surveillance du marché.

Une décision, adoptée par la Commission européenne il y a une quinzaine de jours, impose à tous les pays de l’Union d’utiliser, à partir de mai 2011, une banque de données européenne sur les dispositifs médicaux répondant au nom d’Eudamed. Les dispositifs médicaux couvrent des milliers de types de produits utilisés pour le diagnostic, la prévention et le traitement : stimulateurs cardiaques, prothèses de hanche, appareils à rayons X, seringues ou… analyses sanguines. Bien que ces dispositifs soient commercialisés sur le marché unique européen, les données essentielles à leur sécurité, comme les certificats de conformité ou les données relatives aux investigations cliniques, n’étaient jusqu’à présent que collectées au niveau national. « La banque de données Eudamed est un outil informatique sécurisé qui garantira aux autorités de surveillance du marché un accès rapide aux données en question. Du point de vue des fabricants, la banque de données contribuera également à simplifier les règles concernant la mise sur le marché de dispositifs de diagnostic in vitro ».

John Dalli, commissaire à la santé et à la politique des consommateurs, a déclaré: «La décision adoptée aujourd’hui est une bonne nouvelle pour les patients de toute l’Union. Elle participera à une plus grande sécurité de ces derniers en fournissant aux autorités nationales un accès rapide aux données critiques».

Les dispositifs médicaux conformes à la législation européenne peuvent être commercialisés sur le marché unique de l’Union. Toutefois, à l’heure actuelle, les données importantes (par exemple les données concernant les certificats de conformité, y compris ceux ayant fait l’objet d’un retrait ou d’un refus, les données relatives aux investigations cliniques ou les rapports de dysfonctionnement ou d’incident) concernant la sécurité des dispositifs sont collectées au niveau national et ne sont partagées que manuellement. On ne peut que se réjouir que soient ainsi rendues publiques les données relatives aux incidents d’exploitation, permettant de réduire le risque d’incidents récurrents dans le reste de l’Union.

Ce qui est un peu plus gênant, et ceci, nous l’apprenons en visitant la page d’accueil de cette nouvelle entité, puisqu’il semble que les motivations de cette décision semblent être finalement plus guidées par des enjeux économiques que de santé publique.

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Publié par : Thomas Nenninger | 9 mai 2010

Une bulle de légèreté dans un monde de brutes


Que la force soit avec vous
Ah… la préparation de l’internat!…;)
Un monde de travail, d’abnégation, d’abstinence. Une année de réclusion, d’aïeule prière à nos doigts défaillante pour peut-être avoir la chance de faire la spécialité que l’on appelait de ses voeux, dans une région si possible pas trop hostile ni éloignée de sa famille.
Un voyage au bout du possible avec comme seule lueur au bout du tunnel la perspective des vacances qui suivront (et permettront de redonner une forme vaguement anthropoïde à la loque humaine que nous sommes devenus), et pour tout compas les intermémos qui ont depuis longtemps envahis la chambre, et le salon, et, il faut bien l’avouer, jusques et y compris les toilettes.
Nous l’avons tous vécu, nous avons tous soufferts, et aujourd’hui, je vous propose de découvrir cet excellent blog, illustré par son auteur, qui fera revenir à votre mémoire des souvenirs mystérieux et oubliés, et vous permettra peut-être de laisser un commentaire encourageant pour cette jeune fille qui se bat pour son avenir.
J’en profite pour saluer et encourager au nom du SJBM tous les externes de quelque horizon qu’ils viennent qui finissent en ce moment leur voyage au bout de la nuit pour bientôt découvrir la vie de l’interne.
Courage, et félicitations, vous les avez méritées ! Et profitez des vacances qui viennent!!!!!!
Publié par : julienfr | 8 mai 2010

L’Empire contre-attaque ! Le Glas des CHU ?


SJBM Jedi

L’Empire de l’hospitalisation privée a lancé une campagne de publicité depuis le 24 Avril jusqu’au 12 Mai: « Cliniques Hôpitaux Privés, on peut tous y aller ! »

Cette campagne est à mettre en relation avec l’article de Patrick Coquidé du 7 Mai 2010 dans le Journal « La Tribune »: « Les cliniques privées réclament des mission de service public »  (validité de la demande grâce à la loi HPST!)

Extrait: « L’hospitalisation privée fait le forcing auprès du gouvernement pour développer des services d’urgence et former des étudiants en médecine.  »

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Publié par : geraldinesyj | 7 mai 2010

Allegorie pour Lablowcost


 
Non ce n’est pas le titre du dernier best seller de Frédéric Lordon. Seulement une parabole pour illustrer l’importance de garder notre pragmatisme, notre éthique de professionnels de santé face au tsunami annoncé par l’article du Figaro d’aujourd’hui.
  
Lablowcost, puissant groupe financier, leader sur le marché de niche que constitue encore la biologie médicale, organise une compétition d’aviron avec l’intersyndicale des biologistes médicaux, dernière confédération résistant encore à la financiarisation de la profession. Les deux équipes s’entraînent très dur. Cette compétition a été organisée à l’initiative d’Accreditech, succursale de Lablowcost, qui cherchent à convaincre les biologistes de l’intérêt de les mandater pour améliorer la qualité et la productivité de leurs laboratoires, déjà rescapés de l’épreuve de l’accréditation ISO15189. Accreditech est adossée à une agence de notation -indépendante bien entendu- qui délivre semestriellement une notation qualité à destinée des investisseurs et du grand public.
 
L’enjeu est immense.
 

Laboratoire d’analyses médicales d’Allonnes
Encore un service aux habitants en danger !
Non à la réduction des heures d’ouverture !
Défendons l’accès aux soins de proximité !

Ensemble, exigeons le maintien de l’ouverture l’après-midi du laboratoire d’Allonnes.

Suivi d’un appel à signer la pétition disponible en mairie .

Tiens tiens, encore une pétition s’élevant contre la réforme de la Biologie Médicale 😉

Mais où le SJBM est il encore aller pêcher cette info sensible?… Et bien tout simplement sur une page dédiée du site officiel de la ville d’Allones, une petite ville de 11 000 habitants, située sur les bords de la Sarthe, au sud ouest du Mans.

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L’Ecole des Hautes Etudes en Santé Publique (EHESP) basée à Rennes, dirigée par Antoine Flahault, médecin épidémiologiste de renom, a pour mission de former les futurs cadres supérieurs de la santé publique dont les directeurs d’hopitaux.

L’École nationale de la santé publique (ENSP) a été créee après la Seconde Guerre mondiale, ayant mis en marche de grandes réformes portant sur la protection sociale; le ministère de la Santé publique et de la Population décide alors d’assurer le perfectionnement des médecins, des pharmaciens et des techniciens de la santé sur des sujets directement médicaux mais aussi administratifs. La loi no 2004-806 du 9 août 2004 relative à la politique de santé publique créé la nouvelle école en tant qu’établissement public à caractère scientifique, culturel et professionnel, selon le statut des grands établissements du code de l’éducation. A cette fin, l’EHESP poursuit notamment la mission de l’ENSP d’assurer la formation statutaire de nombreux métiers du sanitaire et du social et l’élargit aux formations universitaires, à une recherche plus ouverte et à l’international.

Outre les nombreux masters proposés, dont un Master européen en santé publique (Europubhealth), labellisé Erasmus mundus, un Master « Pilotage des politiques et actions de santé publique » , en partenariat avec l’Institut d’Études Politiques de Rennes, un Master « Droit, santé et protection sociale, l’EHESP a annoncé il y a quelque mois le lancement d’un Executive Health MBA, profilant des cadres supérieurs se destinant à de hautes fonctions dans le management de la santé, en partenariat avec avec l’Ecole Supérieure de Commerce de Paris (ESCP-Europe) et la London School of Economics.  L’Université de Columbia de New York s’associe également au programme de formation, depuis la signature d’un partenariat privilégié avec l’EHESP en décembre 2009.

Voici un extrait de la plaquette descriptive de présentation :

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Ou comment pourrait on rémunérer un professionnel de santé libéral, médecin, dentiste, biologiste, etc… d’une manière juste, proportionnée et attractive?

Nicolas Sarkozy a annoncé la semaine dernière qu’il confiait à Elisabeth Hubert, médecin et ancienne ministre de la santé (sous Alain Juppé), la charge de mener une concertation sur la médecine de proximité.

Le sujet appelle en effet à son chevet de multiples personnalité de la Santé : les Etats généraux de l’organisation des soins et la loi Bachelot de 2009 avaient tenté d’y répondre. En janvier, M. Sarkozy avait déjà confié une mission au président de l’ordre des médecins, Michel Legmann, qui a rendu ses propositions mardi 13 avril.

A l’heure où les déserts médicaux s’accroissent et où les nouveaux médecins préfèrent le salariat à l’exercice libéral, Mme Hubert devra apporter ses réponses à la crise de la médecine générale.

Elisabeth Hubert déclare, dans une interview donnée aux Echos, vouloir redonner aux médecins l’appétit de s’installer en libéral.

 » Une question centrale sera celle des modes de rémunération. J’ai défendu le paiement à l’acte dans ma jeunesse  (elle était de la manifestation levée à Saint-Nazaire dans les années 80  contre le projet de Centre de Santé Intégré –sorte de Maison de Santé Pluridisciplinaire avant l’heure– d’un maire adjoint alors presque inconnu, du nom de… Claude Evin) mais aujourd’hui il est évident qu’il ne doit plus être exclusif. Il faut développer la rémunération au forfait, notamment pour le suivi des pathologies chroniques »

« Il faut aussi prendre en compte le mode d’exercice. Les jeunes aspirent à exercer en équipe avec d’autres professionnels de santé, mais les modes d’exercice collectif comme les maisons de santé n’ont pas encore trouvé leur modèle économique. »

Le CNPS (Centre National des Professionnels de Santé), première organisation intersyndicale des libéraux de santé, a décidé de mettre en oeuvre un groupe de travail interprofessionnel, qui interrogera, notamment, des experts du monde la santé, des représentants des patients, les responsables politiques, les caisses, les complémentaires santé afin de réfléchir sur l’avenir de l’exercice libéral, et notamment sur les conditions de l’exercice libéral dans la santé, le rôle et les missions des libéraux dans le système de santé, la valorisation de l’apport des libéraux au système de santé, la coopération interprofessionnelle… Les libéraux de santé, souhaitent démontrer leur capacité à innover pour répondre concrètement aux menaces qui pèsent aujourd’hui sur l’exercice libéral et dont le pouvoir politique semble prendre enfin conscience au plus haut niveau de l’Etat.

Se pose entre autre la question de la rémunération horaire des  libéraux (et accessoirement nous comparerons avec le revenu des (jeunes) biologistes médicaux.

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Publié par : geraldinesyj | 25 avril 2010

Biomarqueurs : un défi pour une médecine « sur mesure »


La puissance des équipements de biologie actuels a permis la mise au point de nouveaux outils de diagnostic et de suivi médical. Grâce aux biomarqueurs, il est possible d’établir des diagnostics plus précocément, d’administrer les traitements les plus appropriés et d’accéder à un suivi « sur mesure » des patients.

L’essor des biomarqueurs « modernes » va de pair avec celui de la biologie moléculaire, de la génomique, de la protéomique  ou encore, plus récemment, de la métabolomique (étude de la structure et du fonctionnement des molécules du métabolisme). L’automatisation de la manipulation des échantillons biologiques et le recours à l’informatique pour le traitement des données ont en effet donné accès à une masse d’informations biologiques exploitable.

Si les bénéficiaires des biomarqueurs sont bien, in fine, les malades, de nombreux acteurs interviennent dans le processus (société de biotechnologie, entreprise du diagnostic, plus rarement laboratoire pharmaceutique), qui va de leur découverte à leur utilisation en routine.  Si le groupe suisse Roche, dont le célèbre test HER2 accompagne la prescription ou non de l’anticancéreux Herceptine dans le cancer du sein, fait exception, cela s’explique tant par sa longue pratique d’un double métier pharmaceutique et diagnostique que par une intégration précoce des biotechnologies. La plupart des autres groupes pharmaceutiques (GSK, Merck, Pfizer, Sanofi-Aventis…) accèdent aux biomarqueurs via des accords avec les sociétés spécialisées. « En effet, dans la mesure où il s’agit d’un marché naissant, c’est aussi un marché très fragmenté entre de nombreux acteurs ». On en dénombre d’après une récente étude Drost & Sullivan près de 150 sur le seul marché européen.

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